Quelques mois après….

8 mars 20162nd Interim Statement – Final (2)

 

 04 septembre 2015: Communiqué de L’Elysée

 

2 AVRIL 2015  

La Cour d’Appel de Paris vient d’ordonner que la plainte avec constitution de partie civile déposée le 5 mai 2014 par notre famille soit instruite du chef de « détournement d’aéronef en lien avec une entreprise terroriste ».
La désignation d’un juge d’instruction du pôle anti-terroriste du Parquet de Paris devrait intervenir prochainement.
Enfin…
Il aura fallu 13 mois à la France pour reconnaître que 239 personnes ont été victimes d’un acte de terrorisme

 

POINT AU 3 Décembre 2014 

 

« EVOLUTION JUDICIAIRE : LE PARADOXE »

 

En septembre, sans qu’aucun fait nouveau ne soit intervenu depuis le 15 mars puis l’ouverture le 7 mai de l’information judiciaire pour homicide volontaire, le Parquet de Paris, a fini par reconnaître le détournement de l’avion aux termes de son réquisitoire supplétif.

Toutefois, concomitamment et paradoxalement, la plainte avec constitution de partie civile déposée par la famille dès le 5 mai pour détournement constitutif d’un acte de terrorisme (article 421–1 du code pénal) a été déclarée irrecevable.

En effet, pour le Parquet de Paris, le détournement de l’avion se limiterait au fait de s’en être emparé ou d’en avoir pris le contrôle par la violence ou menace de violence (article 224–6 du code pénal).

En liant ainsi le juge chargé de l’enquête par une qualification pénale minimaliste au regard des faits, le Parquet refuse de donner à la justice française les moyens et les pouvoirs les plus étendus dont disposent les juges spécialisés du pôle antiterroriste.

Il a été fait appel de la décision d’irrecevabilité de la plainte dès le 15 septembre. Plus de deux mois et demi après, aucune audience n’a encore été fixée.

 

BILAN AU 8 SEPTEMBRE 2014

 

 

L’ENQUETE MALAISIENNE ET INTERNATIONALE : POURSUITE DE L’OPACITE ET DES CONTRADICTIONS

Aucun rapport d’enquête n’a été rendu depuis le rapport préliminaire du 9 avril :

 

Ce rapport de 4 pages (communiqué seulement début mai à la presse puis aux familles) n’apporte aucun élément nouveau. Il se contente d’officialiser le détournement de l’avion de sa trajectoire initiale à plusieurs reprises, la volonté délibérée de couper tous les systèmes de communication à bord de l’avion et la détection de l’avion par plusieurs radars militaires après son premier détournement.

 

La liste réelle des passagers ayant effectivement embarqué n’y figure pas, mais seul le « seating plan » sans l’identité véritable des 2 passagers ayant voyagé avec des passeports volés. Il n’existe donc toujours aucun document officiel avec le nom réel de tous les passagers.
Les noms des membres de l’équipage ne sont pas non plus révélés et officialisés dans ce rapport.

 

La bande audio des échanges entre le cockpit et la tour de contrôle de Kuala Lumpur est tronquée. Les dernières paroles du cockpit enregistrées sur cette bande « good night Malaysian 370″ ne correspondent pas à celles initialement rapportées par les autorités malaisiennes, à savoir « All right, good night », non conforme à la phraséologie des pilotes.
Toujours aucune communication sur les informations révélées par le(s) simulateur(s) de vol du pilote qui a (ont) été saisi(s) rapidement après la disparition du vol, ni sur les données effacées.

 

La NSA (États-Unis) a classifié confidentiels certains documents de l’enquête et a refusé de les communiquer.

 

Toujours aucun débris retrouvé, aucun corps retrouvé permettant d’affirmer que les passagers du vol MH370 sont morts.
Énième affinement des données satellitaires INMARSAT qui établirait une prétendue nouvelle zone de recherche prioritaire… Pour mémoire, seules des données brutes et partielles d’Inmarsat ont été envoyées aux familles, et ce presque trois mois après la disparition de l’avion. Un mois plus tard, sera diffusée une nouvelle analyse des données Inmarsat, modifiant les analyses antérieures.

 

Il semblerait que les enquêteurs s’orientent à présent, en faveur de la thèse de l’accident évoquant une possible dépressurisation de l’avion, un incendie à bord et la mise en pilotage automatique de l’avion.

Aucun élément de preuve n’est rapporté à l’appui.

 

Ceci est même contradictoire :

 

avec le fait qu’au moment du détournement, aucun avion en feu n a été détecté au dessus de la frontière entre la Malaisie et la Thaïlande, ni par la suite au-dessus du détroit de Malacca et de mer d’Andaman, zones extrêmement surveillées sur le plan militaire et très fréquentées par toutes sortes de bâtiments (avions – navires),

 

avec le fait qu’aucun message de détresse n’a été envoyé par l’avion et qu’il n’y a eu aucun message automatique (Acars) envoyé par l’avion.
Pour mémoire, dans le cadre du vol Rio Paris AF 447, l’avion avait envoyé, en 5 minutes, 24 messages Acars de défaillance technique,

 

avec le fait qu’a été établie la volonté délibérée de couper simultanément toute communication interne de l’avion (Transpondeurs–système Acars), ce qui serait aberrant en cas d’accident !

 

avec le fait que la trajectoire choisie après le détournement témoigne d’une habileté certaine du pilote, ne pouvant être le fruit du hasard, pile à la verticale de la frontière entre la Malaisie et le Thaïlande, pour déjouer toute tentative d’intervention ou d’interception de l’avion.

 

avec le fait qu’un avion en pilote automatique ne peut pas avoir changé de cap au moins 5 fois de cap et avoir considérablement varié son altitude de vol à plusieurs reprises.

 

avec le fait qu’un avion en pilote automatique, à court de carburant, ne peut pas comme le soutient l’Australie, amerrir doucement sans occasionner de débris. Des experts aéronautiques ont établi que dans cette situation l’avion ne planerait pas et partirait en vrille en piqué. Il s’écraseraitviolemment au contact de l’eau, laissant de nombreux débris.

 

L’INACTION DE L’EXECUTIF FRANÇAIS. REFUS DE COMMUNIQUER.

 

Depuis le 8 mars 2014 : absence totale de prise de parole de la part des autorités françaises.

 

Absence de réponse aux nombreuses interrogations de la famille. En l’occurrence :

 

Lettre du 14 mars à M. Fabius demandant des informations sur l’enquête et les recherches de l’avion à bord duquel se trouvaient quatre Français.

 

Courriel du 26 mai et lettre du 12 juin de Ghislain Wattrelos au Président de la République. La réponse, faite par son chef de cabinet, ignorera la demande de communication des images prises par les satellites français à la famille.

 

Lettre ouverte de Pascale Derrien du 18 juillet (lien) l’interrogeant le Président de la République sur l’absence de toutes manifestations de sa part après la disparition du vol MH370 alors que, dans les heures qui ont suivi le crash du vol MH17 abattu par un missile en Ukraine le 17 juillet, lui et son ministre des affaires étrangères exigeaient une « enquête immédiate internationale » et « la mise en oeuvre de tous les moyens nécessaires ».
Lettres de Pascale Derrien à Madame Taubira en date des 19 juin, 21 juillet et 3 septembre lui demandant notamment de lui indiquer les éléments qui l’avait amenée, le 7 mai, à qualifier les faits d’ « accident » et, plus dernièrement, à écrire que les quatre Français à bord du vol MH370 étaient « décédés ».

 

Aucune information privilégiée n’est donnée à la famille qui est uniquement informée par les medias.

 

Il ne préviendra pas Ghislain Wattrelos de l’envoi, le 24 mars vers 15 heures, du SMS de la Malaysia Airlines, supputant que l’avion avait dû vraisemblablement s’abîmer en mer et qu’il n’y aurait dès lors aucun survivant,

 

Le Quai d’Orsay déclare qu’il n’a ni information ni pouvoir ni moyens. Il ne communiquera jamais sur les avancées de l’enquête internationale supervisée par la Malaisie bien qu’aient été accrédités depuis de nombreux mois un ou plusieurs représentants pour la France.
LE SILENCE DU BEA QUANT A SA PARTICIPATION A L’ENQUETE.

 

Le BEA (Bureau d’Enquête et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile), organisme sous l’autorité directe du Ministre des transports, représente l’Etat français dans les enquêtes menées par les Etats étrangers.

 

En réponse à la demande par la Malaisie del’assistance technique du BEA pour participer aux recherches de l’avion, le BEA se rendra sur place, 8 jours après la disparition et précisera n’avoir qu’un rôle consultatif dans la délimitation de la zone de recherche.

 

Fin avril, le gouvernement malaisien a créé une équipe d’investigation internationale, regroupant des représentants accrédités de divers pays, dont le BEA pour la France. ( conférence de presse du 29/04) Depuis le BEA se refuse à renseigner la famille sur l’identité et le rôle de son (ses) représentant(s) dans l’enquête internationale,

Il n’y a jamais eu de communication sur l’avancement de cette enquête à la famille.
Ne fait pas figurer sa participation à l’enquête sur le MH370 dans ses bilans d’enquêtes ouvertes (http://www.bea.aero/fr/enquetes/2012/bilans2012.php), bien qu’un représentant accrédité au moins y participe.
Se borne à réfuter la thèse de l’accident, mais ne communique pas sur le détournement.
Ne prend pas position sur les enseignements tirés des analyses des données satellitaires INMARSAT et ne peut donc pas valider l’hypothèse selon laquelle l’avion se serait abimé dans le sud de l’océan Indien, ni justifier de la pertinence des zones de recherches.
LA LENTEUR ET L’INERTIE DE LA JUSTICE FRANÇAISE

 

Le 8 mars, la Malaisie a immédiatement ouvert une enquête pour terrorisme, le FBI et la CIA sont rapidement intervenus. La France, pour sa part, a ouvert le 11 mars une simple enquête préliminaire pour homicide involontaire, c’est-à-dire pour avoir donner la mort par accident (délit).
Bien qu’il ait été demandé à Ghislain Wattrelos de porter plainte à l’Ambassade de France de Pékin pour homicide involontaire il a déposé, le 14 mars une plainte visant l’acte de terrorisme constitué par le détournement de l’avion (crime – article 421–1 du code pénal).
Ce choix était fondé sur la reconnaissance par les autorités malaisiennes d’une part, du détournement radical de la trajectoire de l’avion, à l’ouest de la Malaisie, puis de sa conduite erratique dans le détroit de Malacca puis dans la mer d’Andaman, et d’autre part, de la coupure délibérée des systèmes de communication de l’avion, concomitamment au détournement.

 

2 mois après les faits,face à l’absence d’ouverture d’une information judiciaire pour confier à un juge l’instruction de l’affaire et au refus du parquet de requalifier les faits en détournement d avion, la famille a déposé le 5 mai 2014, une plainte avec constitution de partie civile demandant la nomination d’un juge d’instruction de la section anti-terroriste pour enquêter sur le détournement du vol MH370

 

Malgré cela, le 7 mai 2014 : le parquet de Paris persiste à soutenir la thèse de l’accident en ouvrant une information judiciaire du chef d’«homicide involontaire »

 

Sans nouvelles, la famille s’étonne auprès du doyen des juges d’instruction de l’absence totale de suite donnée à sa plainte du 5 mai, les faits remontant au 8 mars et portant sur la disparition de 239 personnes.

 

18 juin 2014: un mois et demi après le dépôt de plainte est enfin rendue l’ordonnance de consignation. La famille dépose sans délai les 7.000 € demandés pour que la plainte puisse aboutir à l’ouverture d’une information judiciaire pour instruire sur le détournement d’aéronef.

 

Le 7 juillet, devant l’inertie de la justice, Ghislain Wattrelos a dû se constituer partie civile dans l’information judiciaire ouverte du chef d’homicide involontaire pour avoir accès au dossier et connaître les éléments retenus à l’appui de la thèse de l’accident.

 

8 septembre 2014, soit six mois après la disparition de l’avion et 4 mois après le dépôt de la plainte avec constitution de partie civile pour détournement d’aéronef, aucun juge du pôle anti-terroriste n’a été désigné et aucune enquête sur le détournement de l’avion n’a été diligentée par la justice française.